Avant 3 ans évitez les écrans : facile à dire, pas facile à faire !

Les écrans sont désormais omniprésents dans notre société. Difficile alors d’appliquer le fameux slogan : pas d’écrans avant 3 ans ! Alors comment faire ? Et surtout quels sont les impacts des écrans sur nos enfants ? Comment les limiter ?

Pourquoi protéger les tous petits des écrans ?

Le cerveau du bébé et du jeune enfant étant en construction, il n’a pas les mêmes capacités que nous adulte. La télévision, les smartphones, ordinateurs ou autres tablettes envoient énormément d’informations au cerveau de l’enfant que celui-ci n’est pas encore en capacité de traiter. La lumière bleue des écrans et la fréquence des images diffusées vont avoir un effet très excitant sur l’enfant et provoquer :

  • Difficulté à s’endormir
  • Difficulté à se concentrer pendant plusieurs heures après l’exposition
  • Décharge motrice et émotionnelle au moment de l’extinction de l’écran.

Une utilisation excessive des écrans peut également :

  • Freiner et appauvrir la construction du schéma corporel et de la représentation de soi
  • Gêner les apprentissages
  • Avoir un impact sur les relations sociales car les écrans ne développent pas l’intelligence émotionnelle et sont bien souvent une activité solitaire.

Les écrans : des faux amis dans les apprentissages :

Nombre d’applications, de programmes TV vantent les vertus éducatives pour les enfants de leur utilisation. En réalité écrans et apprentissages ne vont pas de pair car pour apprendre et développer ses compétences l’enfant a besoin de :

  • Bouger : c’est en bougeant et en étant actif dans ses découvertes que l’enfant va créer de nouvelles connexions neurologiques et donc apprendre et développer des nouvelles compétences. La passivité inhérente aux écrans est donc le premier faux-ami des enfants.
  • Echanger : combien d’émissions enfantines, d’applications, de jeux se targuent de participer activement au développement du langage de l’enfant ! Les neurosciences ont prouvé qu’il n’en est rien et même qu’une utilisation excessive des écrans ralentissait le développement du langage. Pour apprendre à parler et enrichir son vocabulaire (même dans une langue étrangère) l’enfant a besoin d’avoir des échanges en face à face avec une autre personne bien vivante. Il décode les mouvements de tous les muscles impliqués dans la production des mots (impossible à faire sur un écran), il nourrit ses compétences sociales et affectives en ayant des réponses à ses questions ou commentaires, il apprend le tour de rôle nécessaire à tout échange. Les tous petits sont vite frustrés face à un personnage de dessin animé qui leur pose une question mais n’écoute jamais la réponse !
  • Créer, imaginer : une des principales sources d’apprentissage et de développement de l’enfant va être sa capacité de rêverie et son énergie créative. En fournissant des contenus tout faits, des réponses préprogrammées, les écrans diminuent progressivement la capacité de création de l’enfant et peuvent, dans une utilisation trop élevée, appauvrir leur imaginaire les empêchant alors de mettre en action leurs questionnements intérieurs, de trouver des solutions à des problèmes encore jamais rencontrés ou encore de jouer seul.  
"

Les neurosciences ont prouvé qu’une utilisation excessive des écrans ralentissait le développement du langage.

"

Si votre enfant utilise les écrans

Si votre enfant utilise un ou plusieurs types d’écrans, voici quelques conseils :

  • Limiter le temps d’utilisation le plus possible et ayez un œil très vigilant sur le contenu des programmes que vous lui proposez
  • Privilégier les écrans « actifs » (jeux sur tablette, smartphone) aux écrans « passifs » (télévision, dessins animés…)
  • Privilégier les programmes que vous pouvez contrôler plutôt que la télévision : un DVD se séquence facilement grâce aux chapitrages par exemple.
  • Alterner expérimentation virtuelle et réelle : le dessin sur tablette (qui ralentit le développement de la pince fine à la base de l’écriture) avec le dessin réel. Le dessin animé avec le livre, le jeux sur tablette avec le puzzle réel etc…
  • Jusqu’à 9 ans l’enfant a besoin d’un adulte avec lui quand il est face aux écrans.
  • Une « colère » quand vous éteignez l’écran ne veut pas dire que votre enfant était très intéressé. C’est une décharge d’énergie, d’émotion et d’excitation liée à l’exposition à l’écran en lui-même
  • Un enfant absorbé par un écran n’est pas un enfant concentré : la rapidité des images et le rétroéclairage des écrans créent un effet hypnotique sur notre cerveau et encore plus sur celui de l’enfant. L’enfant est réellement hypnotisé par les écrans et ne peut s’extraire par lui-même des images qu’il reçoit.
  • N’oubliez pas, rien ne vaut le monde réel pour grandir !

 

Nos alternatives préférées aux écrans quand on n’est pas chez soi 

Un long trajet, une sortie au restaurant ? C’est bien souvent dans ces situations que nos bonnes résolutions de parents flanchent. Voici quelques idées à emporter partout !

  • L’ardoise magique plutôt que la tablette
  • L’aqua doodle qui permet de dessiner partout sans salir. On aime la version voyage  
  • Les albums photos en tissu plutôt que les photos sur le téléphone
  • Un répertoire de comptines bien fourni ! N’hésitez pas à demander conseil aux professionnels de la crèche
  • Des livres, encore des livres et des cahiers d’activités pour tous petits
  • Sans oublier ses jeux préférés !

 

Une utilisation raisonnée

Préparons dès maintenant l’utilisation qu’auront nos enfants des écrans ! C’est en grande partie par imitation que l’enfant va se construire ce qui, concernant les écrans, nous oblige à remettre en question notre propre utilisation des nouvelles technologies. Pourquoi allume-t-on la télévision ? Avons-nous notre portable à table ? Regardons-nous nos messages, mails pendant que notre enfant, notre conjoint ou collègue nous parle ? Sortons-nous notre smartphone dès que nous ne faisons rien ? Utilisons-nous les écrans avant d’aller dormir ? Autant de questions à se poser pour montrer le bon exemple et peut-être batailler un peu moins à l’adolescence.

Nos partenaires

M'abonner à la newsletter